L’embauche d’un salarié intérimaire est une alternative idéale dans le cadre d’un accroissement temporaire d’activité ou encore en cas d’absence partielle ou totale d’un salarié (ensemble des cas de recours à l'intérim listés dans l’article L1251-6 du Code du travail). Conscientes que les démarches liées au recrutement sont nombreuses et coûteuses pour l’employeur, les Entreprises de Travail Temporaires (ETT) ont pris soin d’améliorer leur image et, portées par l’évolution du numérique, de simplifier et de digitaliser l’ensemble des services proposés avec une facture plus intéressante.

Le taux horaire du salarié intérimaire

Pour calculer le salaire d’un salarié intérimaire dans le cadre d’un contrat de travail temporaire, il suffit de multiplier son taux horaire brut par le nombre d’heures travaillées. C’est l’Entreprise Utilisatrice (EU) qui fixe la rémunération horaire brute de l’intérimaire. Celle-ci ne peut cependant être inférieure au taux horaire minimum (SMIC) qui s’élève depuis le 1er janvier 2019 à 10,03 euros brut. Pour déterminer le coût final facturé à l’EU, le calcul est le suivant : taux horaire x nombre d’heures travaillées x le coefficient de facturation de l’ETT.

Le guide ultime du recrutement

 

Le coefficient de facturation

L’ETT applique sur le taux horaire de l’intérimaire ce qu’on appelle un coefficient de facturation. Celui-ci est librement fixé par chaque ETT et peut varier en fonction de la rémunération brute de l’intérimaire, de son poste ou encore de la difficulté de recrutement de son profil. Il comprend les éléments suivants :

  • Les charges patronales : dans le cadre d’un contrat de travail temporaire, l’ETT étant l’unique employeur du salarié intérimaire, c’est à elle que revient le paiement des charges patronales et non à l’EU.

  • L’indemnité de fin de mission (IFM) : également appelée prime de précarité et versée dans le cadre de contrats CDD, le montant de l’IFM perçue par l’intérimaire en fin de mission est égal à 10% de sa rémunération totale brute, renouvellements inclus. Son versement n’est cependant pas dû dans les cas suivants :
  1. L’obtention d’un contrat de travail à durée indéterminée.
  2. La rupture anticipée du contrat de travail.
  3. L’interruption du contrat de travail temporaire pour faute grave.
  4. Le refus de renouvellement du contrat lorsque les modalités de ce renouvellement étaient prévues dès l’origine.
  • L’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) : tout salarié intérimaire bénéficie de congés payés à hauteur de 2,5 jours par mois. Cependant, si à la fin de sa mission, celui-ci n’a pas bénéficié de l’intégralité des jours de congés acquis, il bénéficie d’une prime égale à 10% de la rémunération totale brut, renouvellements inclus.

  • La marge commerciale de l’ETT : celle-ci est librement fixée par chaque ETT.

Le coefficient de facturation comprend également l’ensemble des coûts liés au recrutement et au suivi administratif : sourcing (publication des offres d’emploi sur des job boards), entretiens des profils par des Consultants en recrutement, rédaction du contrat de travail et déclaration du salarié intérimaire, gestion de la paie (bulletin de paie et versement de salaire), suivi régulier (points hebdomadaires ou mensuels selon la durée de la mission, gestion des éventuelles absences).

Le coefficient de gestion

Si l’EU souhaite faire un contrat de travail temporaire à un salarié qu’elle connaît déjà, l’ETT s’occupera uniquement de la gestion administrative de son dossier. La différence avec le coefficient de facturation est que le coefficient de gestion est moins élevé car l’ETT ne réalise aucune dépense liée au recrutement du profil (publications d’offres d’emploi, entretiens réalisés par des Consultants en recrutement etc.).

Embaucher un intérimaire peut donc s’avérer plus avantageux financièrement qu’une embauche en CDD selon le coefficient de facturation appliqué par l’agence d’intérim sans oublier que celle-ci prend en charge l’ensemble des coûts liés au recrutement et à l’embauche ainsi que l’ensemble des démarches administratives.

Travailler en intérim vous permet donc de réaliser des économies financières et un gain de temps considérable. Vous bénéficiez également de d’autres avantages : par exemple un salarié intérimaire au sein de votre entreprise n’a pas pour effet d’augmenter votre effectif car vous n’êtes pas son employeur direct.

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