Réussir son recrutement c'est aussi faire faire des embauches en cohérence avec ses ressources. Dans cet articles nous vous expliquons comment calculer facilement le coût réel d’un salarié.
Chaque mois, vous versez à vos salariés un salaire brut dont le montant est défini dans leur contrat de travail. À ce salaire incombent deux types de charges directes qui sont les charges patronales et les charges salariales.
Ce sont des charges que vous collectez sur le salaire brut de votre employé. Vous les reversez par la suite aux organismes sociaux (URSSAF, Pôle emploi, caisses de retraite complémentaire).
Un contrat de travail inclus différents types de charges salariales comme :
Au total ces charges représentent 22% du salaire brut de votre salarié.
Les charges patronales sont directement payées par vous dans le cadre de la rémunération de vos salariés.
Elles n’impactent pas le montant du salaire brut versé à votre employé.
Il existe 5 grandes familles de cotisations qui font partie des charges patronales :
Le montant de cotisations patronales versées sur les salaires varie entre 25% et 42% du salaire brut.
Attention : la part des cotisations patronales augmente en fonction du niveau de salaire.
Vous souhaitez engager un nouveau chef de projet digital avec un salaire brut de 1800€ / mois.
N’hésitez pas à consulter le simulateur de coût d’embauche mis en place par le gouvernement.
Un employé a besoin de ressources matérielles et financières pour mener à bien les missions qui lui sont données. Ces charges indirectes ne sont pas directement imputables à son salaire, mais doivent être comptabilisées et prévues dans le calcul du coût du salarié.
Exemple de charges indirectes :
Réduire le coût d’un salarié ne veut pas dire baisser son salaire ou supprimer les budgets alloués à la formation. Pour vous aider à réduire le coût d’un employé il existe des aides mises en place par l’état.
Nous vous en présentons 3 :
Ce dispositif permet un abattement de 6% des charges patronales lorsque la rémunération du salarié ne dépasse pas plus de 2,5 fois le SMIC, soit 3 642€.
Le CICE sera imputé directement sur le régime réel d’imposition de l’entreprise et concerne toutes les entreprises, quel que soit leur forme ou leur secteur d’activité.
La loi Fillon permet une réduction des cotisations sociales sur les bas salaires afin de favoriser l’embauche. Elle est destinée aux salaires ne dépassant pas 1,6 fois le SMIC.
Grâce à ce dispositif, vous n’êtes plus tenu de payer les cotisations sociales de votre salarié à l’exception de la cotisation chômage pour vos salariés en CDI, CDD temporaire ou à temps partiel.
Le calcul de votre allègement s’effectue en multipliant la rémunération annuelle brut par un coefficient qui dépend de votre effectif :
La formule est la suivante :
(coefficient Fillon / 0.6 ) x ( (1,6x( SMIC annuel / salaire annuel brut)) - 1)
Exemple concret : vous dirigez une entreprise de 10 salariés et un de vos salarié perçoit une rémunération annuelle brut de 18 000€ (soit 1 500€ par mois).
Le montant annuel de l’allègement sera le suivant(0,2795/0,6) x ((1,6x (1 7490 /18 000))-1) = 4 647,60 €
Aide de l’État destinée à soutenir les embauches des personnes rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi comme :
Vous bénéficiez alors d’un d’un allègement des cotisations patronales comme l’assurance sociale, les allocations familiales ou encore la taxe d’apprentissage.